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Notre maire honoraire s’en est allé.

A l’occasion de la messe célébrée en l’honneur de Gilbert Jansem, Thierry Hory a prononcé un discours pour lui rendre hommage :

 

 

Pour certains, c’était Monsieur JANSEM, pour d’autres c’était Gilbert, pour toutes et tous, c’était un homme abordable qui s’intéressait aux gens et c’est en cela qu’il était apprécié de toutes et tous.

 

Engagé de longues dates pour notre commune, notamment en tant qu’adjoint aux travaux, il a épaulé Raymond JOLY dans son action pour lui succéder à la disparition subite de ce dernier.

 

Gilbert JANSEM a non seulement accompagné mais surtout dirigé le développement de notre commune, en la dotant des outils indispensables pour faire de Marly une ville « où il fait bon vivre ». Cette expression, la première fois que je l’ai entendue, c’était de sa bouche. Oui, si Marly est une ville où il fait bon vivre, c’est d’abord grâce à Gilbert JANSEM et aux équipes qui l’ont épaulé. Et à ce moment, je ne peux m’empêcher, également, d’avoir une pensée vers Jean Claude LEBRETON, maire honoraire lui aussi parti trop tôt.

 

Gilbert JANSEM était de ces maires bâtisseurs qui savent que le développement urbain doit être au service de l’humain, du bien-être et de l’harmonie d’une ville et de ses concitoyens.

 

Gilbert, même s’il était un maire compétent, dévoué et impliqué pour Marly, il n’en demeurait pas moins un Homme qui plaçait au-dessus de toutes considérations les qualités humaines et c’est la raison pour laquelle chacun d’entre nous garde au fond de son esprit et de son cœur une part d’histoire, une anecdote, une conversation avec Gilbert JANSEM.

 

C’est en cela qu’il était plus qu’un maire respecté et aimé. C’est parce qu’il était, tout simplement, un homme abordable, à l’écoute et sensible aux autres.

 

C’est probablement l’ensemble de ses qualités qui ont conduit Gilbert JANSEM à être plus que le maire de Marly, puisqu’il a dignement et avec brio était conseiller départemental (à l’époque on disait conseiller général) de ce qui était encore le canton de Verny. Une reconnaissance qui allait bien au-delà de Marly puisque Gilbert a même été 1er vice-président du département de la Moselle.

 

Fidèle à lui-même et à sa ligne de conduite d’homme honnête et engagé, et après avoir décidé, alors que rien ne l’obligeait, d’arrêter son parcours d’homme public, il a continué à œuvrer dans différents organismes municipaux et autres, pour le bien de notre ville mais également pour les plus fragiles d’entre nous car c’était aussi cela l’action de Gilbert JANSEM : un homme impliqué au service de toutes et tous et toujours prêt à épauler tout à chacun qui pouvait se trouver en détresse. Oui Gilbert JANSEM était un homme de cœur.

 

Pour ma part, je retiendrais deux moments de ma vie où Gilbert JANSEM a compté. Tout d’abord la première fois que je l’ai rencontré chez lui, rue des bleuets, pour l’accompagner sur sa liste à l’occasion des élections municipales de mars 1989, mais surtout pour préparer ensemble la création du 1er conseil municipal des enfants. Celui de Marly aura été le 1er de Moselle et il a su faire confiance et encourager l’initiative du jeune homme que j’étais.

 

Le deuxième moment marquant pour ma mémoire est son aide précieuse lors de ce que beaucoup appellent encore la bataille pour le maintien du collège La Louvière. Fin 2008, et après l’annonce de la possible fermeture de notre collège, il m’a accompagné notamment lors de réunions, pour défendre de concert et finalement avec succès notre beau et si utile collège. Cet épisode a marqué le jeune maire que j’étais.

 

Mais ce que je retiendrais de Gilbert JANSEM est une phrase qu’il m’a rappelée il y quelques temps et qui, je m’y attache, est ma ligne de conduite : « être un bon maire, ce n’est pas seulement l’addition de compétences et de dévouement même si c’est important. Il faut surtout avoir du cœur ». Oui Gilbert, rien de grand ne se fait sans la passion et le cœur, saches que tu resteras un exemple pour le maire et l’homme que je suis.

 

Je voudrais m’adresser à la famille de Gilbert.

 

A Monique, son épouse, Fabien, Pierre et Marie-José, ses enfants, aux conjoints de ceux-ci et aux petits-enfants, à toute la famille de Gilbert, je vous assure de toute ma sympathie en ce moment douloureux. En mon nom, celui de l’équipe municipale (élus et collaborateurs), celui des nombreux responsables élus mosellans présents ici et les autres très nombreux qui se sont signalés, les maires de nos villes jumelées et je salue la présence de personnalités de Weissach Im Tal, surtout, au nom des Marliennes et Marliens mais également celui de ma famille proche, qui connaissait et appréciait Gilbert, je vous exprime, mes condoléances les plus attristées.

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